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Association des  Usagers des Transports
(affiliée à la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports)

AUT - FNAUT Lorraine

7 rue de Gerbéviller 54000 Nancy

Président : Claude PIERRE DIT BARROIS
tél : 03.83.96.49.38
courriel : pierreditbarrois@free.fr

Secrétaire : Michel ZONCA
tél : 03.83.28.19.65
courriel : zonca.michel@orange.fr

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Editorial

  Pour ceux, dont nous sommes, qui se passionnent et se mobilisent sur les thèmes de la Politique de l’Environnement, de la Ville, des Déplacements et Transports, on peut dire que la tâche est à la fois immense, exaltante, mais souvent décevante et rarement gratifiante.
  Certes quelques progrès ponctuels peuvent être observés dans tel ou tel domaine pour lesquels nous avons la faiblesse de penser avoir été pour quelque chose. C’est sans doute cette pensée qui guide notre persévérance.
  Nous constatons en effet une lente prise de conscience des dégâts, aux effets cumulatifs, infligés à notre planète en matière de pollutions diverses, d’émission de gaz à effet de serre, de pillage des matières premières, de gaspillage des énergies non renouvelables à commencer par le pétrole…
  Ainsi émergent des défis s’imposant à nous avec une insistance croissante.

  Tout le monde sait que le domaine ( qui nous concerne ici ) des Transports routiers ( et aériens ), de biens et de personnes, est l’un des plus grands responsables de ces désordres.
  Il faut être de bien mauvaise foi pour nier que sur les routes et autoroutes, dans les villes et les campagnes, la voiture individuelle, de plus en plus grosse et surmotorisée, peut revendiquer une part ultra majoritaire des déplacements tandis que pour le fret, la part du camion est quasi hégémonique.
  Même si, par exemple, les centre – villes se désengorgent peu à peu, toute la charge de circulation se reporte sur les périphéries et presque partout ailleurs cette circulation de véhicules ne cesse globalement d’augmenter.

  Il paraît que « gouverner, c’est prévoir » Il revient donc à nos décideurs politiques de privilégier l’intérêt général par rapport aux attitudes et intérêts individualistes toujours prompts à s’exprimer. Mais le citoyen que nous sommes n’a t-il pas beaucoup de mal à se laisser convaincre ? A quitter ses conformismes, ses égoïsmes, ses habitudes simplement ?
  Encore faut-il lui offrir des alternatives crédibles qui lui enlèvent ses alibis.

  Là se situe une part importante de notre action, dans les différentes instances où nous intervenons ( par le biais des différentes Associations de la FNAUT dont l'AUT - FNAUT )
  Mais force est de constater que les discours de nos « Responsables » , en réponse à ces défis, évoqués ci-dessus, restent en partie incantatoires et finalement trop souvent velléitaires.

  On dit parfois que l’union fait la force…Il peut être répondu qu’elle ne fait pas forcément la raison…
  Toujours est-il que si, vous, qui êtes lecteurs de ces quelques lignes :
  • vous adoptez le raisonnement et les préoccupations qu’elles sous-tendent,
  • vous avez quelque temps à consacrer à ces problèmes,
  alors rejoignez nous.
  • Notre force grandira...
  • Quant à la raison.., si nous sommes convaincants, tous les espoirs nous seront permis.

C. Pierre Dit Barrois

Le dossier TVR de Nancy




Analyse de l'AUT - FNAUT Lorraine



1        LA CONCEPTION DU MATERIEL

Elle pose de nombreux problèmes pour l’exploitation, avec plusieurs  points très négatifs :
    - pour un véhicule de 24,50 m  la capacité réelle n’est guère supérieure à celle d’un trolleybus ou d’un bus articulé, pourquoi ? quatre passages de roue et la présence du bloc moteur Diesel avec génératrice à l’arrière font perdre au moins vingt places car aucun siège ne peut y  être installé du fait du plancher bas…
    - les passages de roue gênent beaucoup la circulation à l’intérieur de la rame en rendant difficile le passage d’un élément à un autre ;
    - l’accès des voyageurs à l’élément central est assez facile puisqu’il dispose de deux portes et de peu de places assises, par contre pour les deux autres éléments une seule porte et beaucoup de places assises, recherchées par les voyageurs…d’où une montée lente et pas seulement aux heures de pointe ; le dernier voyageur qui embarque à un arrêt est presque toujours le dernier voulant monter dans l’élément avant ;
    - les rames ne sont pas réversibles, elles ne peuvent pas être couplées ou remorquées par une autre pour une aide en ligne, elles ne peuvent pas être rallongées du fait du Code de la Route, donc aucune souplesse pour l’exploitant ;
    - en heures de pointe la capacité est notoirement insuffisante et inférieure à une rame Citadis type Orléans, la plus courte utilisée en France.

2        LES NOMBREUX PROBLEMES TECHNIQUES


      Là aussi de nombreux points négatifs :
    - le TVR est un matériel complexe et fragile puisqu’il peut circuler  en quatre modes : guidé ou non, en alimentation par ligne aérienne ou par génératrice autonome ;
    - de nombreuses pannes, surtout électriques ou électroniques, empêchent une exploitation régulière et fiable, les « trous » de 10 minutes sont assez courants !
    - la prétendue souplesse liée à la possibilité de s’affranchir du guidage est assez illusoire : une rame en panne doit être enlevée du site propre, sinon les suivantes abandonnent le site propre et partent en mode routier, sauf dans les sens interdits…en cas de pépin en centre ville cherchez d’abord l’arrêt, ensuite devinez par où va passer le « tram »…des agents du réseau essaient de vous renseigner au mieux mais ça tient parfois du jeu de piste ! Résultat une panne entraîne souvent un joyeux désordre, pouvant amener un retard de plusieurs dizaines de minutes et parfois même une heure ;
    - si la sortie du guidage est facile, la reprise du guidage ne peut se faire que sur un triangle implanté à certains endroits de la ligne ou avec une plaque métallique triangulaire de dépannage apportée par un véhicule d’assistance, manoeuvre parfois laborieuse et qui ne réussit pas toujours !
    - quand on pense qu’un tram normal peut repartir en changeant de sens mais en gardant bien sûr son itinéraire et ses arrêts on mesure le fossé qui existe par rapport aux prétendus miracles de souplesse du TVR ;
    - ne parlons pas de la consommation de gazole en traction autonome, de l’ordre de 50 à 60 litres aux 100 km.


3        UNE MAINTENANCE RUINEUSE

Une étude faite à Caen aboutit à un coût de maintenance équivalent à celui d’un vrai tram alors qu’on annonçait 40 % en moins.
On peut douter de cela, pour plusieurs raisons :
    - les galets de guidage usent le rail, d’autant plus qu’ils ne peuvent pas avoir un roulement de type ferroviaire ; le contact est oscillant et ne donne pas une trajectoire nette au véhicule, le rail s’use beaucoup sur ses angles mais aussi sur sa partie plate sommitale, et il doit faire l’objet d’une surveillance très stricte, accompagnée de rechargements de métal, plus ou moins valables dans la durée !
    - le conflit est structurel entre la résistance du rail et celle des galets ; au début du TVR de Nancy les galets souffraient beaucoup et le rail tenait plus ou moins, ensuite on a renforcé les galets pour améliorer le confort de roulement et alors on « mange » le rail !
    - en plus le site propre subit un orniérage plus ou moins spectaculaire, surtout visible aux arrêts où le démarrage creuse le revêtement…en deux ans environ 500 000 € de travaux ont été effectués, en empêchant la circulation sur la section de ligne concernée…on choisit plutôt l’été ! Même des sections reprises depuis un ou deux ans souffrent à nouveau…

    -  ces coûts de maintenance ne concernent pas que le site propre mais aussi bien sûr le matériel roulant, ils ne brillent pas par leur clarté et récemment la Cour Régionale des Comptes d’Epinal a soulevé la question. Entre la CONNEX, qui exploite le réseau, la CUGN et Bombardier les choses ne sont pas simples ;  Bombardier participe à la maintenance des rames jusqu’en 2009 et garantit le rail jusqu’en 2030, bel optimisme !
Aucun bilan sérieux des coûts n’existe à ce jour, du moins pour le bon peuple des usagers et des contribuables, car n’oublions pas que les habitants de la CUGN sont les heureux propriétaires de ce joyau technique des deux siècles réunis ;

    -  la sécurité : pour l’instant aucun accident grave, mais avec un peu de chance. Au début de l’exploitation l’avant d’une rame est monté sur le trottoir, où une femme jeune a pu éviter l’engin ; plus tard une grave avarie de direction avec rupture de pièce s’est produite en mode routier, heureusement en station. Quelques petits déraillements avec parfois blessures légères de passagers, mais surtout de nombreuses chutes dans les rames lors de freinages d’urgence amenant parfois des fractures de membres. Les freins sont certainement un des organes qui fonctionnent le mieux,  mais avec une brutalité certaine.

4        LE CONFORT DU VOYAGEUR

    - En mode guidé, le trajet se déroule dans un mouvement plus ou moins baladeur du véhicule, accompagné de bruits mécaniques divers, liés dit-on aux amortisseurs mais aussi à toute la tringlerie de guidage, qui donne en principe une trajectoire monotrace en mode routier, mais qui n’est pas verrouillée en mode guidé et dont les pièces sont alors libres.
    - Les bruits du TVR sont une de ses spécialités et lorsqu’on a emprunté de vrais trams la comparaison est aveuglante, sauf pour ceux qui ne veulent pas voir.
    - Par contre le TVR se comporte assez bien en mode routier, car en fait il n’est qu’un trolleybus, guidé éventuellement, et non un tram comme on a voulu le faire croire aux habitants du Grand Nancy.

5        CONCLUSIONS

    -
Depuis plusieurs années, on assiste en France à un renouveau spectaculaire du tramway sur fer ( le "vrai" ) dans de nombreuses villes qui s'en sont dotées ou sont en train de le faire ( exemple Reims )
    - Le dernier en date, au Mans, s'implante dans une agglomération plus modeste que celle de Nancy. Que dire de celle de Valenciennes !...
    - Non, décidèment bien "pauvre", Nancy n'a pas rallié le club des "villes tramways" en dépit de l'appellation flatteuse en terme d'image, de tram, accolée à notre TVR.
    - Par ailleurs ce pseudo-tram, condamné à terme, qui n'est plus fabriqué, a plombé les projets d'extension du réseau nancéien. N'oublions pas qu'on devait bénéficier de 3 lignes de TCSP en 2006...En 2008, on parle de la 2ème...
    - A côté du Citadis d'Alstom ( trés majoritaire en France et exporté dans le monde ) ou de la « Rolls » de Bombardier qui  circule à Marseille, le TVR n’est qu’un engin médiocre au prix d'un tramway. Un trolleybus ou un bus, en site propre, peut très bien assurer un service comparable à celui du TVR pour un coût bien moindre.







ASSOCIATION D’USAGERS DES TRANSPORTS LORRAINE
 
  Membre de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports FNAUT

                                                                                                                                           undefined N°      1 / 2008



                  INFONET AUT-FNAUT LORRAINE vous présente ses meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2008.

1.
INFONET AUT-FNAUT LORRAINE se présente

*    INFONET est une lettre d’information de l’AUT-FNAUT LORRAINE destinée aux élus des collectivités locales, diffusée uniquement via le Net. Elle a pour objectif de mettre en lumière des préoccupations, des propositions ou des observations de notre association concernant sa raison d’être :
- un développement des transports collectifs,
- une amélioration des conditions de déplacement dans ces transports,
- une répartition, une complémentarité et une coordination efficaces entre les différents modes de transport, respectueuses du cadre de vie quotidien et de l’environnement et contribuant à un développement harmonieux de notre Région.
    Brièveté, concision et cordialité mais aussi franc-parler seront sa signature.


2. Région de Nancy : RER, TER, TER GV: Plaidoyer pour des  voix et des voies raisonnables

*    L’AUT-FNAUT Lorraine est attentive par essence à tout ce qui touche aux problèmes de transports. Elle a observé récemment avec consternation, rapportées par la presse, quelques cacophonies verbales et autres passes d’armes intervenant  dans les instances politiques et de décision. Etait en cause le thème de l’aménagement du réseau de transports lorrain, ferroviaire en l’occurrence.

*    Ces voix discordantes sur un thème aussi transversal, politiquement, que l’aménagement des déplacements et l’avenir du réseau TER ( ou RER ) lorrain ( spécialement ici entre Metz et Nancy ) sont l’indice que les intérêts des usagers et la recherche d’une mobilité durable ne sont pas vraiment au centre des préoccupations des responsables.

*    L’actualité, encore moins l’urgence, ne nécessitent de préconiser une nouvelle ligne ferroviaire rapide reliant Metz et Nancy ( quel que soit d’ailleurs son tracé ! )
On reconnaît bien là ces projets, à long terme, suggérés par certains pour mieux détourner l’attention des problèmes et nécessités du moment.

*    Quelles voies raisonnables l’ AUT -  FNAUT préconise t-elle en l’occurrence ?
Il s’agit d’aménager et développer le réseau en optimisant les infrastructures existantes ( ou à réhabiliter ) tout en favorisant le report modal, de la voiture vers le train, des populations, là où elles habitent, travaillent, étudient…donc dans les villes, leur périphérie et tout au long du sillon mosellan et lorrain.

*    Nous établissons les hiérarchies suivantes en matière d’aménagements à venir :
A court terme ( 2011 )
    - Réalisation de Vandières TGV, gare intelligente il y a 12 ans et qui évidemment le demeure. Elle permet la correspondance, quai à quai avec un seul changement, entre le TGV  ( province-province et province-Europe ) et les TER ( existant actuellement ) en provenance de pratiquement toutes les gares de Lorraine.
    - Développement d’un réseau RER, existant déjà partiellement, autour de Nancy ( et Metz ) permettant des dessertes fines intra et péri urbaines par création de nouveaux points d’arrêts et fréquences accrues.

A moyen terme ( 2015 / 2020 ) :
    Compte tenu de la saturation progressive de l’axe Nancy – Metz, réalisation d’une troisième voie sur la ligne actuelle, avec en priorité 3000m entre Nancy et Maxéville supprimant le goulot d’étranglement de l’entrée nord de Nancy.
 
A long terme, à l’horizon 2030 – 2040 – 2050 ?
    Sans rien renier de la nécessité de  créer une métropole Nancy-Metz  si une conurbation Nancy – Metz  s’est développée, une  ligne nouvelle reliant les deux  capitales lorraines ( voire Luxembourg, )  pourrait être envisagée qui serait du domaine du TER GV. (TER Grande Vitesse).

3. Notre vision du TER

Nous reconnaissons quatre créneaux de pertinence au TER :
    - un segment RER périurbain pour Metz et Nancy, c’est-à-dire le développement d’un RER nancéien et d’un RER messin autour des étoiles ferroviaires correspondantes (voir point 2). Objectif : sa mise en œuvre effective ;
    - un segment TER interurbain performant, sur les grands axes, par exemple Metz-Forbach, Metz-Sarreguemines, Nancy-Epinal, Nancy-Saint-Dié… Objectif : ses qualités : ponctualité, confort, fréquence.
    - un segment TER adapté sur les axes à potentiel moindre. Objectif : fréquence améliorée.
    - un segment TER interrégional. Objectif : son existence (visions d’aménagement du territoire) grâce à des ententes encore renforcées et étendues à 3 régions si besoins.
    Nous aborderons un premier exemple sur Nancy-Paris ; le TGV Est est un formidable pas en avant pour la Lorraine ; mais il est la cause de certains dommages collatéraux. C’est pourquoi nous préconisons des alternatives au TGV, sans frais supplémentaires, en mettant bout à bout des TER avec une seule correspondance courte ou en fusionnant 2 TER en un seul. Il en va des liaisons des villes moyennes intermédiaires avec Paris et du cabotage entre elles.
Proposition par exemple dans le sens Nancy-Paris:
    - train de 7h01, 9h04 à Epernay, assurer une suite départ vers 9h15 sur Paris ;
    - train de 10h02, 11h08 à Bar le Duc, correspondance à 11h32, réduire cette correspondance à 15 minutes ou mieux assurer la relation avec le même matériel ;
    - train de 13h30, 15h35 à Epernay sans suite, le train pour Paris part à 14h40, retarder le train au départ d’Epernay ;
    - train de 18h01, 20h13 à Epernay, correspondance à 20h37, réduire cette correspondance à 15 minutes ou mieux assurer cette relation avec le même matériel.
      Ainsi la relation serait cabotée 4 fois par jour dans des conditions acceptables réparties dans la journée.

4. A propos des orientations du Grenelle de l'Environnement

    L’AUT-FNAUT Lorraine considère qu’un changement radical de stratégie avec une priorité absolue au rail et aux voies navigables ainsi qu’une révolution écologique sont nécessaires. C’est tout le sens des décisions du Grenelle de l’Environnement. Ce ne sera plus aux solutions économiques de prouver leur intérêt, ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’est pas possible de faire autrement. Ces décisions constituent aux yeux de notre association non pas une idéologie mais une ardente obligation. Elle sera vigilante sur la réalisation et le suivi des objectifs du Grenelle.
    C’est ainsi qu’elle dénonce dès à présent, malgré le gel annoncé, lors du Grenelle, de toute structure aéroportuaire nouvelle, le maintien du projet d’aéroport du Grand-Ouest, prévu  sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, à 25 km de Nantes. A l’ère où tout le monde se met à parler de développement durable serait-on prêt à inventer le concept d’aéroport jetable?
    L’AUT – FNAUT exercera la même vigilance vis-à-vis des projets autoroutiers ou encore du maintien de l'intégrité des voies ferrées, trop souvent aliénées.

                             


                                                                                                                                                                                                                                undefined                                     
           INFONET        N°2 / 2008    
                           
                
            ASSOCIATION D’USAGERS DES TRANSPORTS
           Lorraine

                                                                                                                   
              

1. QU’EST-CE-QUE LE RER ?

*     INFONET précise aujourd’hui ce qu’est un RER. Dans ses prochaines éditions, il le déclinera sur les deux projets axés sur les étoiles ferroviaires de Nancy et de Metz et pouvant s'articuler entre eux à Pagny sur Moselle ou Pont-à-Mouson.

*     Objectifs du RER :

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    - s’intégrer aux PDU messin et nancéien en constituant des axes lourds, type métro ou RER desservant plus finement les agglomérations messine et nancéienne et valorisant les étoiles ferroviaires de ces deux agglomérations ;
    - assurer une desserte fine et renforcée des aires géographiques délimitées par Pont-à-Mousson, Lunéville, Pont-Saint-Vincent et Toul pour l’une et Conflans-Jarny, Hagondange, Rémilly et Pont-à-Mousson pour l’autre ;
    - renforcer l’intermodalité : train + car + autobus urbains + modes doux (marche, vélo) + voitures (parkings relais ou près des gares) ;
    - mobiliser et  coordonner les Autorités Organisatrices de Transport aux niveaux Région , départements et agglomérations.

*     Principes de base :

    - utiliser et renforcer en priorité les axes et dessertes existants ;
    - étendre la desserte à de nouvelles zones habitées ou prévues pour être appelées à l’être par création de points d'arrêt (aucun point d'arrêt nouveau depuis l'après-guerre alors que tout le tissu social, industriel, tertiaire et les populations ont évolué fortement) ;
    - planifier les déplacements domicile / travail / études et occasionnels
   * en rapprochant les arrêts de transports en commun du citoyen usager de façon à  :
   * privilégier les modes doux et rendre l’usage de la voiture individuelle le plus court possible
   * réduire au maximum le  premier segment du trajet domicile-gare d’où la création de parkings près des arrêts ( parcs à voitures et vélos).                                                                                    2-73900-jumel-s.jpg

*    Concept :

    - Rappel : les relations intervilles semi-directes sont du domaine du TER (Métrolor) et gérées par le Conseil régional ; les relations TER omnibus existantes correspondent déjà à des missions RER dans les aires géographiques de Metz et de Nancy ;
    - De nouvelles missions RER (omnibus) sont intercalées (desserte fine)
    - Ces relations pour certaines sont diamétrales et assurent la continuité des branches des étoiles, sans changement de train , à Nancy pour l'un et Metz pour l'autre ;
    - Des points d’arrêt nouveaux sont créés évitant des transbordements nouveaux vers d’autres transports en commun ;
    - L'intermodalité est mise en œuvre en complémentarité, par rabattements synchronisés sur les gares, et non pas en concurrence sur des axes parallèles ; des arrêts de bus ( ou terminus ) sont repositionnés près des gares ;
    - Ces transports urbains extra- et intra communaux sont adaptés en capacités : bus > minibus > taxis collectifs....  
 
2. PROPOSITIONS POUR LE FRET

*    La croissance du transport des marchandises suscite une inquiétude de plus en plus perceptible au sein de la population, car elle profite essentiellement à la route, avec des conséquences inacceptables pour l'environnement et la société. Freiner cette croissance est  un impératif vital. Il ne suffit pas que le rail se développe, il faut qu'il arrive à stabiliser puis faire régresser le trafic routier.
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*     La FNAUT a organisé une conférence de presse à Paris, dans ses locaux, le 11 janvier 2008,  au cours de laquelle, elle a formulé des propositions pour revitaliser le fret ferroviaire. INFONET en reprend ci-dessous les grandes lignes et s'attardera dans les prochains INFONET sur certaines d'entre elles :
    - Internaliser les coûts externes provoqués par chaque mode de transport ; ce préalable est indispensable et peut donner lieu à des compensations dans le cadre de l'intérêt général tant qu'il n'est pas devenu une réalité,
    - Exercer des opérations d'influençage auprès de la commission Européenne ; c'est le corollaire du préalable,
    - Lutter contre le " 44 tonnes " et les " gigaliners " constitue un véritable enjeu,
    - Adopter un Plan Rail 2025 après un grand débat national qui doit inclure la politique des transports et la consistance des infrastructures en fonction de la politique retenue,
    - Remettre le fret ferroviaire à l'endroit en partant des besoins des clients et non pas des contraintes de l'entreprise :
    - confirmer un opérateur ferroviaire grande distance, industriel entre les grands centres d'échange,
    - s'engager résolument dans la mise en œuvre des opérateurs de proximité,
    - viser la taille européenne par des fusions ou des alliances ;               undefined
    - avoir une nouvelle vision du transport combiné qui repose en ne les opposant pas sur :
        - un développement du transport combiné classique s'appuyant sur des voies de progrès,
        - une refondation à base d'autoroutes ferroviaires.          


*   Les objectifs du Grenelle  de l'Environnement sont rappelés :
    - Augmenter de 25%  la part de marché du fret ferroviaire d'ici 2012,
    - Amener le fret non routier de 14% aujourd'hui à 25% en 15 ans,
    - Réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports d'ici à 2020 (pour les ramener au niveau de 1990),
    - Créer une éco-redevance kilométrique pour les poids lourds sur le réseau routier national non concédé.

*    Dans les prochains jours, après un Grenelle de l’Environnement français, avant un Grenelle de l’Environnement mondial, la FNAUT proposera au président Sarkozy un Grenelle de l’Environnement européen mettant à profit la présidence française de l’Union au 1er juillet 2008.  

3. SURTAXER LE TGV, UNE FAUSSE BONNE IDEE

*    L'AUT-FNAUT Lorraine réagit au projet de taxation du billet de TGV avancé par le ministère des Finances. L'Inspection Générale des Finances suggère en effet de taxer ces billets de 5% pour soutenir les services déficitaires de type Corail à partir de 2010, année d'ouverture du transport ferroviaire de voyageurs à la concurrence.
*    Ce principe de péréquation serait légitime, et il fournirait un bon outil d'aménagement du territoire si le rail était le seul mode de transport à longue distance. Mais il est soumis à la concurrence de l'avion et de l'automobile : renchérir le prix du billet TGV, déjà considéré comme trop élevé par de nombreux voyageurs, ne ferait qu'inciter le public à utiliser davantage l'avion ou la voiture.undefined
*    Manifestement, les experts du ministère des Finances n'ont pas intégré les exigences du développement durable. Comme la FNAUT le demande depuis longtemps et l'a encore préconisé dans l'atelier Transport du Grenelle de l'Environnement, la bonne formule, intermodale, consiste à taxer les péages autoroutiers et les billets d'avion sur les lignes intérieures, et à affecter le produit de cette taxe a un rail " intermédiaire " entre TGV et TER. On pourrait alors moderniser les infrastructures des lignes classiques, radiales et transversales, et y développer l'offre. Les services TGV et TER ne couvrent pas tous les besoins et, dès que la SNCF améliore les services Corail, leur fréquentation augmente de façon significative : on l'a vérifié récemment sur Paris-Granville.






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       INFONET                        N°3/2008
             

         ASSOCIATION D’USAGERS DES TRANSPORTS LORRAINE
 
                          Membre de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports

                                                                                                                                                                  


1.    DECLINAISON DU CONCEPT DE RER AU RESEAU  REGIONAL NANCEIEN

( étude AUT - FNAUT Lorraine lancée en 2005 en cours de réactualisation )


1.1    Constat concernant la situation existante.

- Fréquence des dessertes très inégale entre les branches :Nancy-Pont-à-Mousson, Nancy-Toul, Nancy-Lunéville et Nancy-Pont-Saint-Vincent ;
- Rupture de charge quasi systématique à Nancy-centre,
- Des points d’arrêt en nombre insuffisant et non adaptés à l’évolution de l’habitat et des pôles d’activité ou services ;
- Des communes entières situées sur les axes ne sont pas desservies : Vandoeuvre ( 2ème ville du département ), Heillecourt, Maxéville, 1 seul arrêt sur le territoire de Nancy ( 5 à Nice )
- Coordination trop faible des divers modes de transport ; ( une exception : le pôle multimodal République




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1.2    Propositions de fréquence :
                 
Lignes                        Parcours                                         Heures de pointe                       Heures creuses


A            Pont-à-Mousson-Nancy-Lunéville          2 trains par heure        1 train par heure
B            Toul -Nancy Pont-Saint-Vincent            1 train par heure          1 train toutes les deux heures
C            Toul -Pont-à-Mouson ( -Metz )              1 train par heure           0 train
D            Pont-à-Mousson-Nancy-Pt St Vincent   1 train par heure          1 train toutes les deux heures
E            Toul –Nancy -Lunéville                          1 train par heure          1 train toutes les deux heures
F             Nancy -Pont-Saint-Vincent                   2 trains par heure        1 train par heure

  
        Dans cette hypothèse :
      L’axe Frouard – Nancy centre est parcouru par 5 trains à l’heure en pointe, 2.5 trains en heure creuse
      L’axe Nancy centre – Jarville est parcouru par 7 trains à l’heure en pointe, 3.5 trains en heure creuse
Les missions RER sont omnibus. La mise en œuvre peut être progressive.
 
1.3    Création de nouveaux points d’arrêt :

- Intra muros : Nancy-Hôpital Central ( CHU + Maringer +Villemin + Maternité + Fac dentaire + Ecole des Mines, quartier Pichon ) ;
- Sur l’axe Nancy-Toul : Maxéville ( Commune, IUFM) et Frouard 2 ( Ouest de la Commune + Pompey si passerelle ) ;
- Sur l’axe Nancy –Metz : Vandières TGV ( interconnexion TGV-TER ) ;
- Sur l’axe Nancy-Pont-Saint-vincent : Heillecourt ( commune ), Vandoeuvre ( Est de la commune ) et Ludres
  ( 2ème arrêt central ou déplacement de l’arrêt actuel ) ;
- Sur l’axe Nancy-Lunéville : La Madeleine ( habitat + Usine Novacarb ).

1.4     Intermodalité :

- Prendre en compte les réseaux urbains de Nancy, Toul, Lunéville et Pont-à-Mousson ;
- Intégrer le réseau départemental TED notamment en rabattement sur ces pôles de Toul, Lunéville et    Pont-à-Mousson ; par exemple pour Toul, rabattement de Neufchâteau et Vaucouleurs…

1.5     Infrastructures à prévoir
:

- une 3ème voie Nancy Ravinelle – Maxéville ( environ 3000m ) constitue la 1ère urgence. 
- à terme : électrification Nancy - Mont St Vincent
- remarque : Un tram - train entre Champigneules ( et au delà ) et Mthe Canal ( et au delà ) est un projet à part entière, trouvant tout à fait sa place dans un réseau express régional ( RER ) mais n'est pas l'objet direct de la présente étude
 

2.     L’AUTOROUTE FERROVIAIRE

*    Une refondation permettant de transporter par rail des semi-remorques non accompagnées, banales, dans le cadre du réseau existant doit être mise en œuvre. Un rêve est passé, il n’y aura pas de ligne nouvelle à grand gabarit fret.
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*    Deux axes apparaissent : l’un dit Atlantique entre le nord de la France et la frontière espagnole atlantique en projet, l’autre dit Méditerranée entre Perpignan et Bettembourg réalisé, mais à conforter d’urgence !

*    Les conditions de viabilité économiques sont claires :
        - transporter la remorque sans le chauffeur afin de ne pas immobiliser le tracteur et le conducteur ;
        - mettre en place un niveau d’organisation élevé : trafics pendulaires et correspondants à chaque extrémité.
        - prendre en compte une forte augmentation de deux facteurs de coûts : le social et le gazole.

*    La position de la FNAUT consiste à proposer de refonder le transport combiné en assurant la promotion du ferroutage sur les deux axes de transit d’autoroutes ferroviaires, sur la base de conditions de viabilité économiques sans l’opposer à un développement du transport combiné classique ( conteneurs et caisses mobiles ).
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*    80% du potentiel de fret est entre les mains des transporteurs routiers. Ce sont eux qu’il convient de convaincre pour les inciter à une mutation vers l’intermodal. D’où la nécessité que les entreprises routières entrent au capital des lignes d’exploitation des autoroutes ferroviaires, ce qui n’est pas le cas de Lorry-Rail.

*     Les deux autoroutes ferroviaires éviteraient sur nos grands axes de transit : 30 trains aller et retour soit 60 circulations par axe X 40 semi-remorques par train X 365 jours X 2 axes = 1 752 000 camions semi-remorques par an sur nos deux axes de transit.


3.     LA FNAUT ET LES GREVES

*    Lors des récents conflits dans les transports
, motivés par la réforme des régimes spéciaux de retraite, la FNAUT a reçu de nombreux appels d’usagers exaspérés : « nous refusons d’être des otages. Qu’attendez-vous pour protester ( contre le totalitarisme syndical… ? contre l’attitude antisociale du gouvernement… ?) et organiser une grande manifestation ? »

*    La FNAUT évite les déclarations sommaires et les gesticulations inutiles devant les médias, qui ne peut que nuire à sa réputation d’indépendance et de rigueur.
     Elle n’a aucune légitimité pour émettre un avis sur le dossier des retraites, qui n’a rien à voir avec la politique des transports, ou pour commenter l’attitude des syndicats, des directions des entreprises publiques et de l’Etat dans le déroulement des négociations, ou encore pour prendre des initiatives qui relèvent de mouvements politiques et non d’une association.

*    Pour autant, elle ne se désintéresse pas du sort des usagers
lourdement pénalisés par la grève, pendant la durée du conflit puis après coup par le manque à gagner des transporteurs ( 30 millions par jour dans le cas de la SNCF, qui ne pourront être affectés aux investissements ou à l’amélioration des services offerts ). Elle s’inquiète aussi, plus généralement, de l’impact des grèves sur le transport ferroviaire du fret, fragilisé une nouvelle fois, et sur l’économie de notre pays. 
 
*    Avant la grève, la FNAUT réclame une bonne information et une indemnisation des usagers mais, constatant avec modestie qu’elle dispose de bien peu de moyens d’intervention à « chaud », elle préfère travailler plus en amont.

*    Sans aliéner son indépendance, elle a soutenu la charte du service prévisible initiée par Dominique Perben, puis la récente loi Bertrand sur la continuité du service public de transport. Cette loi, applicable depuis le 1er janvier 2008, ne fera pas de miracle mais devrait permettre, si du moins elle est appliquée correctement, de réduire le nombre de grèves et, en cas de grève maintenue, la gêne qui en découle pour les usagers. Par ailleurs, cela permet d’éviter le recours à la formule plus coercitive du service minimum, qui implique une véritable limitation de l’exercice du droit de grève.







                                                                                                                                                  INFONET                    N°4 /     2008


                                                                              ASSOCIATION D’USAGERS DES TRANSPORTS LORRAINE
 
                                    Membre de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports



1.         DECLINAISON DU CONCEPT DE RER AU RESEAU EXPRESS REGIONAL MESSIN

 Quels sont les axes concernés ?

- 4 axes existants :
* Metz-Hagondange (Thionville),
* Metz-Hagondange-Conflans (ou Hagondange-Conflans),
* Metz-Pagny-sur-Moselle (Pont-à-Mousson),
* Metz-Remilly.

- 1 antenne à réhabiliter : Metz-Marly

- la ceinture de Metz à utiliser dans son intégralité :
* Branche Est : actuellement fonctionnelle,
* Branche Ouest : à ouvrir au trafic voyageurs avec des arrêts nouveaux.

 - Quels types de missions RER : des dessertes omnibus diamétrales sont à instaurer par mise bout à bout de deux axes avec passage par Metz plus souvent qu’en terminus. Exemples de missions :  
            Pont-à-Mousson-Thionville,
            Remilly-Conflans-Jarny…

Ligne Metz-Pont-à-Mousson :

- Segment essentiel de l’axe (Remiremont)-Nancy-Luxembourg,
- Très nombreux TER Métrolor semi-directs (arrêts Pont-à-Mousson, Pagny-sur Moselle),
- Des missions RER sont à injecter de Pont-à-Mousson vers Metz et Hagondange ; exemple : un omnibus suit un direct 5 mn après son départ de Pont-à-Mousson,
- A terme, la gare  Vandières TGV s’inscrit dans ce schéma et devient une gare TER importante, la 5ème de Lorraine,
- Un nouveau point d’arrêt à Montigny St Ladre (ex ateliers) intéresserait en premier la branche Ouest de contournement messin mais aussi le segment Pont-à-Mousson-Metz.

Ligne Metz-Remilly :

- Axe périurbain commun aux lignes Metz-Sarrebruck et Metz-Strasbourg,
- Tous les TER vers Sarrebruck et Strasbourg sont directs Remilly (16 AR par jour),
- Les 3 gares intermédiaires sont desservies aux heures de pointe (7,5 AR par jour),
- Un renforcement en RER (omnibus) est souhaitable en heures creuses par exemple,
- Un point d‘arrêt peut être étudié à hauteur de Magny,(offre structurante, anticipation des urbanisations).

Ligne Metz-Thionville

- Segment essentiel de l’axe Nancy-Luxembourg,
- Très nombreux TER Métrolor semi-directs (arrêts Hagondange et Thionville),
- Des missions RER sont à injecter de Metz vers Thionville (ou Conflans-Jarny),
- La desserte de l’habitat et le souci d’une desserte plus fine du territoire invitent à réfléchir à 2 ou  3 points d’arrêt nouveaux à hauteur de Talange, Richemont, Florange, par exemple.
- La coordination des moyens doit être renforcée comme celle des Autorités responsables de Transport ( A O T )

Ligne ( Metz ) - Hagondange - Conflans-Jarny

- Caractérisé par un nombre important de gares (8) intermédiaires,
- Densité de population forte et homogène dans le chapelet des gares desservies,
La ligne électrifiée se prête bien à une desserte type RER léger,
- La desserte est correcte mais peut-être valorisée sur bien des points (fréquences et conforts à renforcer, concurrence des cars à remplacer par des complémentarités),
- L’exploitation peut-être faite en antenne avec le sillon mosellan (heures creuses),
- Elle doit joindre Conflans-Jarny à Metz en période de pointe.

Ligne Metz-Marly

- Une urgence absolue : arrêter tout déclassement d’emprise ferroviaire,
- Environ 4 000 m de plate-forme de voie non déposée à restaurer,
- Environ 3 000 m  de voie ferrée à reposer sur plate-forme réhabilitée,
- 4 points d’arrêt possibles : Montigny-Saint-Privat, Montigny Jérusalem, Augny et Marly,
- Marly, terminus de l’antenne, devient tête de ligne des missions passe-Metz vers Thionville ou Conflans-Jarny.
- Un parking relais important a ainsi tout à fait sa place à Marly gare ou Augny en bordure du contournement routier sud et pour tout le canton de Verny. 

( Suite dans INFONET N°5 )
 
2.         UN NOUVEAU DECRET ELARGIT LES CONDITIONS D’UTILISATION DU RESEAU FERRE NATIONAL

    Le décret 2008-148 du 18 février (publié au JO du 20 février) modifie, en les élargissant, les conditions d’utilisation du réseau ferré national.
    Jusqu’à présent seules les entreprises ferroviaires pouvaient, en matière de fret, demander des sillons auprès de RFF.
    Désormais, les collectivités publiques et leurs groupements peuvent réclamer l’attribution de sillons, à condition que cette demande vise à conclure un contrat comportant une prestation de transport de fret pour leurs propres besoins.
    Peuvent aussi demander des sillons les personnes publiques organisant un service de fret sur le réseau ferré national, y compris les autorités portuaires raccordées à ce réseau.
    Il s’agit de ce que l’on appelle les candidats autorisés.
    Le nouveau décret ouvre également cette possibilité aux Conseils régionaux et au Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) en tant que personnes publiques organisant un service public de transport de voyageurs sur le réseau ferré national à compter du 14 décembre 2008.
    Ainsi les Conseils régionaux peuvent désormais demander directement l’attribution de sillons auprès de RFF sans passer par l’intermédiaire d’une entreprise ferroviaire comme la SNCF.


3.         LA FNAUT PROPOSE AU CHEF DE L’ETAT D’ORGANISER UN « GRENELLE EUROPEEN DES TRANSPORTS »


    Le Grenelle de l’Environnement, organisé en 2007 a constitué une démarche originale de démocratie participative, qui a permis un dialogue utile entre les différents acteurs et l’émergence de propositions novatrices.         Un bilan de cette opération est prématuré : la FNAUT comme d’autres associations, a exprimé sa déception face à certaines décisions récentes du gouvernement mais, à l’inverse, d’autres décisions en préparation sont prometteuses.
    La France présidera l’Union Européenne à partir du 1er juillet prochain. Elle bénéficiera alors d’une opportunité exceptionnelle pour approfondir la démarche du Grenelle, en particulier dans le secteur des transports dont l’importance est cruciale. De nombreuses mesures annoncées lors du Grenelle français ne peuvent en effet s’appliquer pleinement que dans un cadre européen, qu’il s’agisse d’investissements ou d’écotaxes.
    C’est pourquoi, la FNAUT a suggéré au Chef de l’Etat que la France, pionnière sur le plan national, organise un « Grenelle européen des transports ». Une telle initiative montrerait que l’Union européenne est capable de jouer un rôle de chef de file sur les questions climatiques. Elle serait de nature à réconcilier les citoyens français avec l’Europe en mettant en avant un sujet proche de leurs préoccupations mais trop souvent abordé de manière technocratique.








        INFONET                    N°5 /     2008


                                  ASSOCIATION D’USAGERS DES TRANSPORTS LORRAINE
 
                                  Membre de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports




I
1.         DECLINAISON DU CONCEPT DE RER AU RESEAU EXPRESS REGIONAL MESSIN         (Suite du N°4)

Les ceintures de Metz
:
La branche Est est fondamentale pour les voyageurs et le fret avec :
    - un arrêt ouvert aux voyageurs : Metz Nord
    - un arrêt déclassé : Metz Chambières ; sa réhabilitation peut être discutée, en liaison avec une parking relais.

La branche Ouest n’est ouverte qu’au fret :
    - elle est empruntée par des TER sans arrêt pour des raisons techniques ;
    -  elle peut être reclassée voyageurs pour ouvrir  aux dessertes de 3 territoires urbains avec création de trois arrêts :
    * dans le secteur de Devant-les –Ponts – Ban Saint Martin ;
    * à Longeville les Metz avec une desserte du stade Saint-Symphorien les jours de match ;
    * dans le secteur de Montigny Saint-Ladre (ex Ateliers SNCF de Metz déplacés).

Typologies de la desserte de la ceinture :
    - toutes les dessertes sont omnibus (les TER sont tous directs au nord de Metz),
    - elles ont pour origine-destination Hagondange ou au-delà,
    - elles peuvent alterner le passage par la ceinture est ou ouest à savoir :
    *  Hagondange – Maizières – Woippy – Metz Nord – (Chambières ?) – Metz-ville – Montigny – Longeville – Ban Saint-Martin – Woippy – Maizières – Hagondange…
    * Hagondange - Maizières – Woippy – Ban Saint-Martin – Longeville – Montigny – Metz- ville – (Chambières ?) – Metz Nord – Woippy – Maizières – Hagondange…    
    - une fréquence au ¼ d’heure est indispensable, au moins en pointe,
    - les arrêts sont équipés de garages vélos,
    - des parkings voitures sont créés ou agrandis selon les possibilités et des rabattements de bus sont synchronisés sur les gares en terminus ou en passage selon des boucles de dessertes intra ou inter-communales ;
    - la gare de Metz ville est ici un simple arrêt de passage présentant l’avantage de libérer des voies à quai.

Secteur Ban Saint-Martin – Devant les Ponts :
    - des espaces conséquents permettent l’implantation d’un nouveau point d’arrêt qui dessert les zones habitables de Ban Saint-Martin, Devant les Ponts, Longeville, Plappeville,
    - un pont relie la halte au centre-ville et au secteur Cathédrale, Conseils Régional et Général, préfecture, plus rapidement que depuis la gare centrale de Metz ville, d’où l’intérêt de navettes (bus, minibus) gare Ban Saint-Martin / centre / gare Metz ville.

Secteur de Longeville les Metz :
    - un nouveau point d’arrêt dans le secteur de Longeville présente l’avantage d’offrir une possibilité de report intermodal vers le train plus proche que Ban Saint-Martin pour les populations de Jussy, Sainte-Ruffine, Moulins les Metz, Scy, Lessy…
    - il permet de relier à pied ou grâce à des navettes le stade Saint-Symphorien les jours de match (demande des milieux sportifs) ; un handicap : un espace restreint d’implantation.

Entre Longeville les Metz et l’arrêt de Montigny Saint-Ladre :
    - l’ex voie unique vers Conflans peut être réhabilitée ;
    - l’intérêt d’une troisième voie est la desserte facilitée d’un arrêt nouveau à Montigny (Ateliers).
 
2.         LA FNAUT S’INQUIETE DE LA HAUSSE DES TARIFS FERROVIAIRES ENVISAGEE PAR L’ETAT


    L’Etat pourrait accepter, afin de financer le programme d’investissements de Réseau Ferré de France, une hausse de 80% d’ici 2015 des péages versés par la SNCF à RFF pour l’utilisation des lignes à grande vitesse. Le péage représentant 30% du coût du billet, il en résulterait une hausse d’environ 25% des tarifs du TGV.

    Cette perspective n’est pas acceptable par les voyageurs ferroviaires :
    - la tarification du TGV est déjà considérée comme excessive par une part importante de la clientèle non professionnelle, en particulier pour les voyageurs ne pouvant profiter des tarifs promotionnels et par les familles
    - s’ajoutant au versement d’un dividende à son actionnaire unique, l’Etat, à la prise en charge de la contribution des tarifs sociaux, une hausse aussi importante des péages priverait la SNCF de l’essentiel de ses capacités d’investissement (modernisation des gares et du matériel roulant) et de renforcement de ses activités de service public et d’aménagement du territoire (Transilien, TER, Corail Intercités).

    L’évolution envisagée par l’Etat relève d’une regrettable absence de vision intermodale, surtout après le Grenelle de l’environnement. La hausse des tarifs TGV provoquerait un report de trafic sur l’avion et la voiture, au détriment des économies d’énergie et d’émissions de CO2. Elle n’aurait de sens que si les modes concurrents du train payaient eux aussi la totalité des infrastructures qu’ils utilisent, ainsi que leurs coûts écologiques, largement supérieurs à ceux du train.

    Dès lors que les voyageurs financent les coûts d’entretien et d’exploitation du réseau, le financement des infrastructures ferroviaires (extension du réseau TGV, régénération et modernisation du réseau classique) doit être assuré par l’Etat (qui n’a jamais apuré la dette de RFF malgré les promesses faites en 1997) et les collectivités territoriales, et par le produit des écotaxes sur le trafic aérien intérieur et les péages autoroutiers.
 
3.         MUNICIPALITES : DES RESULTATS PROMETTEURS ?

     Lors des récentes élections municipales, le problème des transports a souvent été au cœur des débats : l’occasion pour certains candidats de se positionner lucidement en faveur d’une mobilité urbaine écologique, et pour d’autres de faire preuve d’incompétence et de démagogie.
    Ces derniers ont souvent mordu la poussière.
    C’est le cas de Dominique Perben, pourtant ancien ministre des Transports, sévèrement battu à Lyon : il ne proposait que les inévitables « voitures électriques en libre-service », un gadget un peu léger face au projet de RER du maire réélu Gérard Collomb.
    C’est le cas de Renaud Dutreil, qui s’est fourvoyé à Reims dans un ridicule combat d’arrière-garde contre un tramway dont le contrat de concession était déjà signé ; de Françoise de Panafieu qui a accumulé les propos ringards sur la circulation parisienne
     C'est le cas de Renaud Donnedieu de Vabres, qui a dénoncé avec démagogie le coût du tramway de Tours
(« 2000 € par habitant, 10 000 € par famille de trois enfants »).

    On peut donc se montrer aujourd’hui raisonnablement optimiste et espérer que les élus locaux vont concentrer les crédits disponibles sur des investissements vertueux, susceptibles, d'une manière générale, d’absorber les trafics routiers et aériens. La construction de la gare d’interconnexion TGV de Vandières sera pour les élus lorrains un excellent exemple d’application de ce qu’il faut faire.

    Encore faudrait-il que quelques grands élus renoncent à leurs "danseuses" :
    * Aéroport de Notre Dame des Landes, un projet des années 60 conçu pour accueillir le Concorde ;
    * rocade nord de Grenoble, un projet pompidolien, incongru dans une ville qui se réclame de l’innovation ;   
    * pont-levant de Bordeaux :
autant de projets inutiles, gigantesques, ruineux, anachroniques et pourtant réclamés aussi bien par la droite que par la gauche.
    Alain Juppé a courageusement reconnu que le contournement autoroutier de Bordeaux, qu’il avait ardemment défendu, n’avait plus de sens : peut-être en dira-t-il bientôt autant du pont-levant, et incitera-t-il ses homologues nantais et grenoblois à remettre en question leurs projets, à leur préférer des alternatives rationnelles, et à répondre ainsi aux défis de la congestion, de la santé publique, du pétrole et du climat.





















Nos objectifs :

Droit au transport public

    - Dessertes, accessibilité, tarifications, continuité du Service Public

Développement durable

    - Lutte contre le réchauffement et les déréglements climatiques
    - Lutte contre le gaspillage d'énergie et d'espace.
    - Lutte contre les formes de pollutions liées aux transports.

Réorientation de la politique des transports

    - Promotion des transports en commun comme modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle
    - Promotion du ferroutage et transport combiné pour les marchandises.
    - Promotion des Transports Express Régionaux et d'abord ferroviaires
( TER ) en zones péri- ou inter urbaines et en inter-régional
    - Articulation avec les trains de Grandes lignes et TGV

En zones urbaines

    - Protection du cadre de vie, réduction des nuisances et du bruit
    - Redistribution de l'espace public au profit des zones piétonnes, des espaces et cheminements verts
    - Promotion des modes de déplacements doux ( marche, vélo ) et des Transports en Commun. ( RER, trams, bus urbains )
    - Réduction forte des circulations et stationnements automobiles
            - pas de transit par le centre
            - parkings centraux réservés aux riverains

Les raisons de faire Vandières

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photo montage d'une des
options de gare TGV / TER
à Vandières





Dès l’émergence du projet,l' AUT - FNAUT s'est
élevée contre  le positionnement aberrant de la nouvelle gare de Louvigny, non connectée au Réseau TER donc difficilement accessible autrement qu’en voiture ( les navettes routières, lentes et coûteuses ne desservent que les gares de Metz et Nancy ). Malgré ses nombreuses interventions, cette bévue n’a pas été corrigée.


    Nous sommes toujours les seuls en Europe à éloigner le réseau grande vitesse du réseau traditionnel en créant des gares en rase campagne, communément appelées « gares des betteraves » ; toute l’Europe associe pourtant, jusqu’au coeur des villes, les différents réseaux.

    La FNAUT réclame donc la construction rapide de la gare de Vandières, où passent plus de 100 TER par jour desservant toutes les villes lorraines pour trois raisons essentielles :

1.     Vandières, une gare d’accès à la grande vitesse en France et en Europe pour toute la Lorraine et le Luxembourg.

    La gare de Vandières permettra à toute la Lorraine d’avoir accès, par fer, à partir des 169 gares du réseau TER de Lorraine ( sans oublier l’arrivée des visiteurs en Lorraine), à la France du nord, de l’ouest voire du sud, directement sans passer par Paris, ainsi qu’à l’Europe, vers l’Est.
    En effet, du nord au sud, de l’ouest à l’est, les chantiers de nouvelles lignes redessinent une nouvelle France et une nouvelle Europe qui sont en train de naître sous nos yeux.

2.     Vandières, une gare TER majeure pour toute la Lorraine.

    La gare TER de Vandières sera une gare majeure pour le réseau TER qui aura pour rôle de constituer un pôle commun pour l’ensemble Pagny-sur-Moselle / Pont-à-Mousson ( au cœur de l’espace central entre Metz et Nancy ) Compte tenu de l’accès difficile de la gare de Pont-à-Mousson et des limites de parkings de ces deux gares, un parking de 600 places( avec possibilité de le porter à 1 200 places ) est prévu à Vandières.

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La photo prise du haut de la LGV
montre des terrains disponibles pour
les parkings, situés entre la route ( en
premier plan ) et la voie ferrée Metz -
Nancy ( en arrière plan )





Schématisations

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3
.     Vandières, une gare au service du développement durable de la Lorraine

    La gare TER de Vandières contribuera à concrétiser le concept de développement durable. Des accès par fer, par modes doux de déplacement, permettent des modalités de transport respectueuses de l’environnement, sans interdire l’automobile, avec comme conséquences, dans un contexte de surenchérissement des prix pétroliers et de raréfaction du pétrole :
    - un encombrement moindre, une désaturation de l’A31 ;
    - moins de dangerosité ;
    - moins de pollution ;
    - moins d’influence des aléas climatiques, en particulier pour les provenances vosgiennes.

    En conclusion, chacun l’aura compris, ce serait une erreur historique de ne pas faire Vandières.
    C’est pourquoi la FNAUT soutient avec vigueur l’obtention d’une DUP en faveur de la gare de Vandières et sollicite notamment l’appui des communes de Lorraine pour qu’elles délibèrent expressément en faveur de cette dernière. 


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  A U T

    LORRAINE                                              


Association des Usagers des Transports  


Affiliée à la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports 

                                                (  F N A U T )
siège :
7 rue de Gerbéviller. 54000 Nancy
tel : 03.83.96.49.38

Organisation :

* Président :      
       Claude Pierre Dit Barrois
     - courriel : pierreditbarrois@free.fr

* Secrétaire général :                   
       
Michel Zonca
     - courriel : zonca.michel@orange.fr
     - 80 rue Raymond Poincaré 54000  Nancy
     - tel : 03.83.28.19.65

* Bureau
  - délégué transports urbains : 
       
Henri Martin
     - courriel : hmartin36@wanadoo.fr
     - 202 avenue Général Leclerc 54000  Nancy
     - tel : 03.83.57.66.52

  - correspondant Moselle :          
       
Jean Fund
      - courriel : jean.fund@tiscali.fr
      - 19 rue du Beaujolais  57155  Marly
      - tel : 03.87.63.35.19

  - correspondant Vosges :           
       
Anne Marie Guy
     - courriel : anna-marie.guy@vosges.pref.gouv.fr
     - 11 rue Rualménil  88000 Epinal
     - tel : 03.29.35.11.48

 - autres membres :          -
Jean Claude Georges ( Nancy )
                                        -
Alain Filhol ( Nancy )
                                        -
Bernard Bernardoff ( Houdemeont )
                                        -
Jean Chardonneau ( vandoeuvre )










 
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