ASSOCIATION DES USAGERS DES TRANSPORTS - Lorraine
membre de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports
INFONET N°17 / 2009
Sommaire :
1 Contribution Climat Energie
2 Réflexion sur les réseau de transports urbains et le cas de Nancy
1. LA CONTRIBUTION CLIMAT-ENERGIE
o L’objectif de la contribution climat-énergie (CCE) communément appelée taxe carbone est d'intégrer le coût du réchauffement climatique dans le prix de
l’énergie par la taxation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) et de ralentir leur épuisement progressif : un prix suffisamment élevé et en hausse programmée doit encourager particuliers
et entreprises à utiliser des énergies moins émettrices de gaz à effet de serre et à réduire leur consommation d’énergie.
o Le prix initial de la tonne de carbone (quantité de carbone rejetée par une voiture moyenne parcourant 1 000 km en ville) serait fixé à 32 euros et augmenterait de 5% par an
suivant la proposition du rapport Quinet (Conseil d’analyse stratégique) reprise dans le rapport Rocard), soit 56 euros en 2020, 100 en 2030 et 200 en 2050. La CCE rapporterait alors dès 2011, 8
milliards d’euros par an, dont 50% en provenance des ménages (chauffage et déplacements).
o Le principe de la CCE : une taxe vertueuse : de nombreuses associations de consommateurs sont opposées à la CCE. Ainsi l’UFC-Que Choisir dénonce la CCE comme
“un hold-up fiscal sur le mode de la vignette automobile” ; pour l’INDECOSA-CGT : »c’est une double peine imposée au consommateur » ; pour la Confédération Nationale du Logement : »c’est un coup
dur pour le consommateur » ; pour la CLCV : »c’est une nouvelle atteinte au pouvoir d’achat des consommateurs ».
La FNAUT soutient au contraire, depuis longtemps, le principe d’une telle taxe, outil très efficace et indispensable pour imposer un changement significatif (et rapide car il y a urgence) des
comportements, ce qui favoriserait pas ailleurs la création d’emplois « verts ».
o La CCE est conforme :
- à l’objectif « facteur 4 » du Grenelle de l’environnement (réduire nos émissions de gaz
à effet de serre d’un facteur 4 d’ici 2050) ; en Suède, la taxe analogue introduite en 1991 s’élève déjà à 105 euros et a permis de réduire de 9% les émissions de gaz à effet de serre, sans
entraver la croissance économique, bien au contraire.
- à l’intérêt bien compris du consommateur (à commencer par le consommateur à
revenus modestes), en particulier de l’automobiliste qui doit être incité le plus vite possible à anticiper une forte hausse du prix du pétrole ou d’éventuelles mesures coercitives en cas
d’accélération du dérèglement climatique, donc être habitué à un prix élevé et régulièrement croissant du prix des carburants.
o Le but est de pousser à utiliser rationnellement la voiture, c’est-à-dire :
- rouler « malin » : acheter une petite voiture et pratiquer l’écoconduite ;
- rouler moins loin : privilégier les achats de proximité, rapprocher si possible son
domicile de son lieu de travail ou d’un centre-ville, utiliser les parkings relais voire l’auto/train ;
- rouler moins souvent : privilégier marche, le vélo, transport collectif, covoiturage et
autopartage.
o En ce qui concerne le montant de la taxe, selon l’ADEME, le prix de l’essence augmenterait de 7,7 centimes d’euros par litre et celui du diesel de 8,5 centimes, soit un
surcoût moyen de 58 ou 82 euros par an suivant le carburant utilisé, l‘équivalent d’un plein supplémentaire (ou d’une augmentation de 9 euros du prix du baril de pétrole). Le rythme de
croissance du prix du carburant serait de 1 centime par an.
Le “signal-prix” proposé dans le rapport Rocard qui résulte déjà d’un compromis entre efficacité et acceptabilité, est donc modeste (certains experts sensibles au risque climatique recommandaient
un prix de 40 euros pour la taxe de carbone) : sera-t-il suffisant ? On peut en douter.
o Quant à l’utilisation du produit de la CCE, une compensation partielle, voire même intégrale (suggestion de la Fondation Nicolas Hulot, du PS et de l’UFC), de
la taxe pourrait être accordée à tous les ménages (sous la forme d’un « chèque vert », bien mal nommé) et avoir un effet contre-productif.
En effet, si le surcoût d’usage de la voiture est remboursé au consommateur, l’incitation à des comportements plus écologiques sera neutralisée. Bien des automobilistes peuvent dès aujourd’hui se
reporter sur les transports collectifs, mais ne le font pas malgré le bénéfice financier très important qu’ils y trouveraient, car ils tiennent à leur confort. Ce n’est pas un accroissement de 5 ou
10% de ce bénéfice sous l’effet de la CCE qui changera fondamentalement cette attitude.
D ‘une manière générale, une écotaxe doit être instaurée de manière compréhensible par l’opinion et pédagogique, pour décourager l’usage d’un mode de transport nocif pour l’environnement et
financer uniquement les alternatives et non abonder le budget général de l’Etat. Seules des exemptions ou compensations très ciblées instaurées par souci d’équité sociale sont
admissibles.
o En conclusion, la FNAUT souhaite donc que :
- la taxe soit introduite le plus vite possible, dès 2010 ;
- l’Etat renonce à « démarrer » la taxe à moins de 32 euros la taxe de carbone ;
- la part de taxe versée par les ménages ne soit pas utilisée pour remplacer la taxe professionnelle, alléger la fiscalité des entreprises ou renflouer le budget général de l’Etat.
- une redistribution de cette part de la taxe ne soit ni intégrale, ni forfaitaire, mais réservée aux ménages les plus fragiles économiquement ;
- le produit restant de la taxe soit affecté à des investissements structurels (transport public périurbain et rural, maîtrise de l’étalement urbain) permettant vraiment aux ménages de réorienter
leurs choix en matière de localisation de l’habitat et de déplacements.
2. LE RESEAU URBAIN NANCEIEN
Il s’agit de préciser les grands contours de ce que devraient être les lignes de transport urbain du Grand Nancy. Trois points structurent cette vision d’avenir :
- une classification des transports urbains en site propre,
- les critères de choix entre les différentes techniques,
- les choix proposés pour Nancy et son agglomération selon les différentes échelles de temps.
La FNAUT retient une classification des TCSP en trois catégories :
o Les BHNS, autobus et trolleybus classiques ou à option guidage optique ; il s’agit de bus exploités comme des tramways : look moderne, plancher bas, site propre,
priorité aux feux, arrêts traités comme des stations, quais surélevés, information en temps réel. Ils peuvent être perfectionnés en utilisant des véhicules électriques articulés voire bi-articulés,
et en adoptant la traction électrique, ce que la FNAUT a toujours préconisé (le trolleybus). L’idée de base du BHNS est de tirer le maximum du bus quand le tramway est hors de portée
financière.
o Les systèmes hybrides, TVR et monotrace (Philéas et Translohr) ; ces systèmes intermédiaires entre bus et tramway sont des véhicules sur pneus à guidage
immatériel ou physique, inventés (ou réinventés) pour répondre à des objectifs divers : faciliter l’insertion du TCSP dans des rues étroites ou sur des itinéraires présentant de fortes pentes ou de
faibles rayons de courbure, ou réduire les coûts du tramway tout en conservant ses avantages. Le TVR installé à Nancy et Caen est un trolleybus articulé guidé par un rail unique central. Comme il
est susceptible de s’affranchir du guidage, il est homologué comme un véhicule routier et sa longueur est donc limitée à 24,560 mètres, d’où sa capacité modeste. Le Translohr, en service à
Clermont-Ferrand, est lui aussi guidé par un monorail central. A l’inverse du TVR, il est monotrace et il ne peut circuler qu’en mode guidé, d’où sa longueur autorisée de 30 m, voire de 40 m, et sa
capacité plus forte que celle du TVR. De plus, il est réversible. Le Translohr est un système routier qui ne présente pas les mêmes atouts que le tramway : capacité nettement plus faible (pour une
même largeur) et circulation impossible sur le réseau ferré de RFF. Ce dernier point est important car de nombreuses villes possèdent des étoiles ferroviaires dont les branches pourraient être
valorisées par le tram-train. Le TVR pour sa part est un véritable casse-tête pour les villes qui l’ont adopté avec légèreté : capacité trop faible, incidents répétitifs, usure prématurée, coûts
d’exploitation prohibitifs, vitesse commerciale décevante (15,6 km/h). Capacité et confort sont inférieurs à ceux d’un tramway.
o Le tramway classique sur rail, redécouvert et réintroduit à Nantes, Grenoble, Rouen, Strasbourg, Paris, … puis dans des villes plus modestes : Orléans,
Valenciennes, Mulhouse, Le Mans...sans oublier les villes qui l’avaient conservé sur une ligne comme Lille, Marseille et Saint Etienne.
Nous rappelons les qualités d’un tram :
- la capacité : 200 places pour le Citadis de 30 m et 300 pour celui de 40 m,
- la qualité du roulement est un facteur de confort : Citadis est correct, Bombardier à Marseille ou à Bruxelles est meilleur,
- la possibilité de coupler les rames, comme sur la ligne T2 de la RATP, ou de les rallonger, comme à Montpellier ou à Nantes,
- la réversibilité,
- la faculté de dépanner facilement une rame,
- la longévité du matériel : 30 - 40 années,
- la pérennité du système, on trouve de nombreux fabricants.
o Conclusion : compte tenu de l’évolution des techniques, des limites des systèmes hybrides et des difficultés financières des collectivités, les systèmes
intermédiaires ne présentent aucun intérêt et ne font que brouiller les cartes : le choix doit être fait entre BHNS et tramway sans céder aux mirages de l’innovation. L’argent public doit être
investi sans risques inutiles. L’innovation consiste à mettre au point des tramways peu coûteux adaptés aux possibilités financières limitées des villes de moins de 200 000 habitants.
La FNAUT s’appuie sur les critères de choix ci-dessous :
o La technique doit être adaptée correctement au volume de transport potentiel qui est le paramètre essentiel
Le trafic à prendre en compte n’est pas le trafic journalier, qui peut dépasser 120 000 voyageurs/jour (ligne A de Montpellier), car il dépend de la longueur de la ligne, mais le trafic en heure de
pointe sur le tronçon le plus chargé de la ligne.
Il faut tenir compte des possibilités de densification urbaine (habitat, activités) le long de l’axe concerné.
Il ne faut pas s’intéresser au trafic prévisible à l’ouverture de la ligne, mais le trafic prévisible le jour, sans doute proche, où le baril de pétrole coûtera 200 dollars et où la dégradation du
climat exigera des mesures sérieuses de restriction de la circulation urbaine.
Il ne faut donc pas hésiter à voir grand, comme on l’a fait pendant des années en matière de routes, à anticiper sur la demande. Faute d’anticipation, les transports collectifs sont saturés.
Le BHNS est fiable et pas trop coûteux, mais de capacité limitée. C’est donc soit une solution définitive si le volume de potentiel doit rester modéré, soit une solution d’attente du tramway,
formule idéale si le trafic potentiel est élevé. Mais, même dans les villes moyennes (Besançon), et malgré les difficultés financières, il ne faut pas hésiter à retenir le tramway : le choix
effectué au Mans le confirme.
o Il ne faut pas tomber dans le piège du perfectionnisme et de la "modernité"
Sauf si le site propre est étroit ou le tracé très sinueux, le guidage immatériel du bus n’a rien d’utile car la capacité du matériel est inchangée, les conducteurs savent accoster correctement aux
arrêts sans guidage si les quais sont adaptés, et le guidage entre arrêts ne sert à rien.
Mieux conçu et plus fiable que le TVR, le Translohr peut prendre des virages serrés plus facilement que le tramway mais, en cas de difficulté ponctuelle d’insertion, le tramway peut circuler sur
voie unique. Le Translohr est aussi coûteux que le tramway et, une fois installé, il ne peut évoluer vers le tramway, sauf à tout reconstruire.
o Les coûts doivent être évalués correctement et globalement
Financièrement comme techniquement, il n’existe pas de solution miracle. Trop d’élus croient que « c’est nouveau et ça peut rouler sur des pneus, donc c’est mieux et moins cher que le tram ».
Le BHNS est nettement moins coûteux que le tramway sur rails à l’investissement mais ce n’est pas le cas du Translohr.
L’évaluation des coûts doit concerner aussi l’exploitation et tenir compte de la longévité du matériel roulant.
o La fiabilité doit être garantie dès la mise en service du système
Il ne faut pas transformer les villes en bancs d’essai. Les systèmes « innovants » amènent bien des déboires. Seule leur expérimentation pour la desserte interne d’une exposition ou d’un aéroport
est acceptable.
o Enfin, la pérennité du système lui-même doit être assurée
Une collectivité ne doit pas être captive d’un constructeur unique susceptible d’arrêter sa fabrication (matériel, pièces détachées) ou de disparaître.
Bombardier a arrêté la fabrication du TVR, mais propose à Caen de la reprendre… à des coûts élevés, et si au moins 20 rames sont commandées, ce qui reviendrait à retenir le TVR pour la deuxième
ligne de TCSP.
A Clermont-Ferrand, le constructeur Lohr Industrie, lui aussi en position de monopole (son système de guidage est breveté), peut imposer ses prix, passés de 2 à 3 millions d’euros pour les six
rames supplémentaires commandées par le SMTC pour faire face à la demande lors des périodes de pointe.
A l’inverse, à Strasbourg comme à Nantes, les tramways en circulation ont été fournis par deux constructeurs différents (Alstom et Bombardier), les élus ont pu faire jouer la concurrence.
A partir de ces bases, l’AUT-FNAUT-Lorraine propose en ce qui concerne Nancy et son agglomération :
o SUR LE LONG TERME
L’idéal serait bien sûr de pouvoir se doter d’un réseau de trams composé des 3 axes de TCSP définis par le PDU et d’un tram-train Champigneulles - Jarville. Dans
notre esprit, lorsque nous employons le mot tram il s’agit bien entendu du tram sur fer.
Les considérations techniques et financières doivent entraîner une étude très sérieuse sur le sujet ; ce sera sûrement la démarche des décideurs, à laquelle nous
souhaitons participer, en ayant le souci d’éviter au Grand Nancy de nouvelles aventures technologiques, toujours lourdes de conséquences financières et ne prenant pas vraiment en compte la
nécessaire qualité du service à assurer à la population.
o SUR LE COURT TERME
Le Grand Nancy souhaite faire le point sur la ligne 1 (CHU Brabois - Essey-les-Nancy à l’horizon 2014 - 2015, ce qui entraînera probablement une réorganisation du
réseau, si le TVR ne peut plus être conservé, et des choix délicats pour le long terme.
Voici nos propositions pour les prochaines années.
Le choix du trolleybus pour la ligne 2 (Champ le Bœuf - Jarville la Malgrange) est raisonnable ; deux petits points à préciser : d’une part le guidage aux
arrêts pourrait être assuré mécaniquement par des bordures de quais adaptées, ce qui réduirait les coûts, d’autre part le site propre doit pouvoir être repris ultérieurement par un tram, au moins
sur les sections où le trafic justifierait l’investissement.
o SUR LE MOYEN TERME
Pour la ligne 1, le Translohr est à proscrire, car il nous ferait encore entrer dans un système marginal, dont l’avenir est totalement imprévisible ; le Grand
Nancy ne peut pas se lancer dans une 3ème aventure technologique, il faut choisir des techniques qui ont fait leurs preuves et de ce côté le tram est une valeur sûre, depuis des décennies.
Au début des réflexions on considérait, à tort selon nous, que le choix du tram posait problème, notamment pour le tracé. Un exemple : il ne faut pas se
focaliser sur la montée à Brabois, on peut y accéder par trolleybus ou par un autre tracé que l’actuel. : il y a 50 ans, le tram escaladait allégrement le plateau de Brabois ( par la RN 74 ) et
assurait une desserte péri urbaine, appréciée, jusqu’à Pont St Vincent ! Et on ne saurait plus faire cela aujourd’hui ?
En tout cas le choix du tram permettrait d’absorber le trafic dans de bonnes conditions, même si nous n’avons pas 100 000 voyageurs par jour comme sur la ligne 1 de
Montpellier.
Voir à ce sujet le succès de tous les tramways déjà adoptés ou en voie de l’être par de nombreuses agglomérations même plus petites que celle de Nancy ( le Mans par exemple ) Nous aurions un
système fiable, crédible, souple et osons le dire attractif, voire même séduisant pour l’image de l’agglomération de Nancy ! D’ailleurs, on s’empresse de baptiser le TVR du nom de tramway,
titre usurpé, en espérant bien en avoir des retombées valorisantes.
Pour la ligne 3 (Vandoeuvre -Laxou – Tomblaine), le trolleybus peut être suffisant dans un premier temps, une adaptation ultérieure avec le choix du tram
restant toujours possible dans un avenir plus lointain. Comme pour la ligne 2, l’emprise du site propre devra être bien déterminée mais sans se lancer dans des travaux importants en profondeur, qui
ne seront à réaliser que lorsque le choix éventuel d’un tram serait fait.
o LA SOLUTION TRAM - TRAIN
Pour la ligne 4 (Champigneulles – Nancy-Saint-Georges) le tram-train est une bonne solution. Il faudra tenir compte du temps, avec une réalisation
progressive et la nécessité de pouvoir éventuellement emprunter la ligne de tram pour accéder au centre-ville. Le travail déjà effectué à Mulhouse et les projets de St-Etienne prouvent l’intérêt de
cette démarche du tram-train couplé à un réseau urbain de trams.
Une prolongation de St Georges vers Jarville semble devoir être de type tramway sur voiries
Nota : souvent, le TCSP desservi par un trolleybus est conçu comme une première étape avant un tramway. Encore faut-il que la voie soit apte à supporter le poids de l’infrastructure et du véhicule
ferré.
o LA VALORISATION DE L’ETOILE FERROVIAIRE DE NANCY
L’AUT-FNAUT-LORRAINE rappelle son intérêt pour la valorisation de l’étoile ferroviaire de Nancy qui comprend pour une part des missions de desserte du
périurbain de l’agglomération de Nancy pour laquelle elle a déposé un dossier auprès des collectivités concernées (CUGN, CG54 et Région Lorraine).
Il s’agit d’insérer dans la trame TER des missions de type RER sur les 4 branches de l’étoile avec comme limites Toul, Pont à Mousson, Lunéville, ¨Pont St
Vincent.
Ce nouveau service repose, entre autres et pour l’essentiel, sur des fréquences et amplitudes horaires accrues, sur la création de points d’arrêts nouveaux (
exemple hôpital central ) sur une articulation et complémentarité avec le réseau actuel de TC, revues et performantes.
Contacts :
AUT – FNAUT Lorraine
7, rue de Gerbéviller 54000 NANCY
Courriels : pierreditbarrois@free.fr
Téléphone : 03 83 96 49 38
zonca.michel@orange.fr
Site web : http://aut-fnaut-lorraine.overblog.com