Contacts

Association des  Usagers des Transports
(affiliée à la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports)

AUT - FNAUT Lorraine

7 rue de Gerbéviller 54000 Nancy

Président : Claude PIERRE DIT BARROIS
tél : 03.83.96.49.38
courriel : pierreditbarrois@free.fr

Secrétaire : Michel ZONCA
tél : 03.83.28.19.65
courriel : zonca.michel@orange.fr

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Editorial

  Pour ceux, dont nous sommes, qui se passionnent et se mobilisent sur les thèmes de la Politique de l’Environnement, de la Ville, des Déplacements et Transports, on peut dire que la tâche est à la fois immense, exaltante, mais souvent décevante et rarement gratifiante.
  Certes des progrès ponctuels peuvent être observés dans tel ou tel domaine pour lesquels nous avons la faiblesse de penser avoir été pour quelque chose. C’est sans doute cette pensée qui guide notre persévérance.

  Nous constatons en effet une lente prise de conscience des dégâts, aux effets cumulatifs, infligés à notre planète en matière de pollutions diverses, d’émission de gaz à effet de serre, de pillage des matières premières, de gaspillage des énergies non renouvelables à commencer par le pétrole, dont nous sommes beaucoup trop "esclaves"…
  Ainsi émergent des défis de plus en plus lourds, s’imposant à nous avec une insistance croissante.

  Tout le monde sait que le domaine ( qui nous concerne ici ) des Transports routiers ( et aériens ), de biens et de personnes, est l’un des plus grands responsables de ces désordres.
  Il faut être de bien mauvaise foi pour nier que sur les routes et autoroutes, dans les villes et les campagnes, la voiture individuelle, est devenue, jusqu'à la période actuelle, de plus en plus grosse et surmotorisée. Elle peut revendiquer une part ultra majoritaire des déplacements tandis que pour le fret, la part du camion est quasi hégémonique.
  Même si, par exemple, les centre – villes se désengorgent peu à peu, toute la charge de circulation est de longue date reportée sur les périphéries et presque partout ailleurs cette circulation de véhicules n'a cessé globalement d’augmenter.

  Il paraît que « gouverner, c’est prévoir » Il revient donc à nos décideurs politiques de privilégier l’intérêt général par rapport aux attitudes et intérêts individualistes toujours prompts à s’exprimer. Mais le citoyen que nous sommes n’a t-il pas beaucoup de mal à se laisser convaincre ? A quitter ses conformismes, ses égoïsmes, ses habitudes simplement ?
  Encore faut-il lui offrir des alternatives crédibles qui lui enlèvent ses alibis.

  Là se situe une part importante de notre action, dans les différentes instances où nous intervenons ( par le biais des différentes Associations de la FNAUT dont l'AUT - FNAUT Lorraine )
  Mais force est de constater que les discours de nos « Responsables » , en réponse à ces défis, évoqués ci-dessus, sont souvent restés en partie incantatoires et finalement  velléitaires.

  On dit parfois que l’union fait la force…Il peut être répondu qu’elle ne fait pas forcément la raison…
  Toujours est-il que si, vous, qui êtes lecteurs de ces quelques lignes :
  • vous adoptez le raisonnement et les préoccupations qu’elles sous-tendent,
  • vous avez quelque temps à consacrer à ces problèmes,
  alors rejoignez nous.
  • Notre force grandira...
  • Quant à la raison.., si nous sommes convaincants, tous les espoirs nous seront permis.

C. Pierre Dit Barrois

ORGANISATION



 AUT - FNAUT Lorraine

Membre de la
Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports




                               O R G A N I S A T I O N
                                                                             





      Siège

              Adresse postale : 7 rue de Gerbéviller. 54000 Nancy
            téléphone : 03.83.96.49.38
            site internet : http://aut-fnaut-lorraine.over-blog.com


     Président                       

            Claude PIERRE DIT BARROIS
            courriel : pierreditbarrois@free.fr

     Secrétaire général

            Michel ZONCA
            80 Rue Raymond Poincaré. 54000 Nancy
            tel : 03.83.28.19.65
            courriel : zonca.michel@orange.fr

     Bureau

        Délégué transports urbains           

            Henri MARTIN               
            202 avenue Général Leclerc. 54000 Nancy
            tel : 03.83.57.66.52
            courriel : hmartin36@wanadoo.fr

        Délégué Moselle

            Jean FUND
            19 Rue du Beaujolais. 57155 Marly
            tel : 03.87.63.35.19
            courriel : jean.fund@aliceadsl.fr

        Déléguée Vosges

            Anne Marie GUY
            11 Rue Rualménil. 88000 Epinal
            tel : 03.29.35.11.48
            courriel : anne-marie.guy@orange.fr

        Autres membres

            Bernard BERNARDOFF ( Houdemont )
            Jean CHARDONNEAU ( Vandoeuvre )
            Alain FILHOL (Nancy )
            Jean Claude GEORGES ( Nancy )
            Michel KIFFER ( Nancy )
   

Les objectifs de l'AUT-FNAUT





                                   



    ASSOCIATION D’USAGERS DES TRANSPORTS LORRAINE         


Membre de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports



                                                                       INFONET     N°3 / 2008
                                                                                                                                                   


1. DECLINAISON DU CONCEPT DE RER AU RESEAU EXPRESS REGIONAL NANCEIEN

        Constat concernant la situation existante.

- Fréquence des dessertes très inégale entre les branches :Nancy-Pont-à-Mousson, Nancy-Toul, Nancy-Lunéville et Nancy-Pont-Saint-Vincent ;
- Rupture de charge quasi systématique à Nancy-centre,
- Des points d’arrêt en nombre insuffisant et non adaptés à l’évolution de l’habitat et des pôles d’activité ou services
- Des communes entières situées sur les axes ne sont pas desservies : Vandoeuvre ( 2ème ville du département ), Heillecourt, Maxéville, 1 seul arrêt sur le territoire de Nancy ( 5 à Nice )
- Une coordination trop faible des divers modes de transport ; ( une exception : le pôle multimodal République ) ;



        Propositions de fréquence :
                  
Lignes                                                               Heures de pointe                 Heures normales

A    Pont-à-Mousson-Nancy-Lunéville          2 trains par heure             1 train par heure
B    Toul -Nancy Pont-Saint-Vincent              1 train par heure                1 train toutes les deux heures
C    Toul -Pont-à-Mouson ( -Metz )                 1 train par heure                0 train
D    Pont-à-Mousson-Nancy-Pt St Vincent    1 train par heure               1 train toutes les deux heures
E    Toul –Nancy -Lunéville                              1 train par heure                1 train toutes les deux heures
F    Nancy -Pont-Saint-Vincent                        2 trains par heure              1 train par heure

Dans cette hypothèse :
L’axe Frouard – Nancy centre est parcouru par 5 trains à l’heure en pointe, 2.5 trains en heure creuse
 L’axe Nancy centre – Jarville est parcouru par 7 trains à l’heure en pointe, 3.5 trains en heure creuse
Les missions RER sont omnibus. La mise en œuvre peut être progressive.

        Création de nouveaux points d’arrêt :
- Intra muros : Nancy-Hôpital Central ( CHU + Maringer +Villemin + Maternité + Fac dentaire + Ecole des Mines, quartier Pichon ) ;
- Sur l’axe Nancy-Toul : Maxéville ( Commune, IUFM) et Frouard 2 ( Ouest de la Commune + Pompey si passerelle )
- Sur l’axe Nancy –Metz : Vandières TGV ( interconnexion TGV-TER ) ;
- Sur l’axe Nancy-Pont-Saint-vincent : Heillecourt ( commune ), Vandoeuvre ( Est de la commune ) et Ludres ( 2ème arrêt central ou déplacement de l’arrêt actuel ) ;
- Sur l’axe Nancy-Lunéville : La Madeleine ( habitat + Usine Novacarb ).

        Intermodalité :
- Prendre en compte les réseaux urbains de Nancy, Toul, Lunéville et Pont-à-Mousson ;
- Intégrer le réseau départemental TED notamment en rabattement sur ces pôles de Toul, Lunéville et Pont-à-Mousson ; par exemple pour Toul, rabattement de Neufchâteau et Vaucouleurs…

        Infrastructures à prévoir : une 3ème voie Nancy Ravinelle – Maxéville ( environ 3000m ) constitue la 1ère urgence. 


2. L’AUTOROUTE FERROVIAIRE

        Une refondation permettant de transporter par rail des semi-remorques non accompagnées, banales, dans le cadre du réseau existant doit être mise en œuvre. Un rêve est passé, il n’y aura pas de ligne nouvelle à grand gabarit fret.

        Deux axes apparaissent : l’un dit Atlantique entre le nord de la France et la frontière espagnole atlantique en projet, l’autre dit Méditerranée entre Perpignan et Bettembourg réalisé, mais à conforter d’urgence !

        Les conditions de viabilité économiques sont claires :
- transporter la remorque sans le chauffeur afin de ne pas immobiliser le tracteur et le conducteur ;
- mettre en place un niveau d’organisation élevé : trafics pendulaires et correspondants à chaque extrémité.
- prendre en compte une forte augmentation de deux facteurs de coûts : le social et le gazole.

        La position de la FNAUT consiste à proposer de refonder le transport combiné en assurant la promotion du ferroutage sur les deux axes de transit d’autoroutes ferroviaires, sur la base de conditions de viabilité économiques sans l’opposer à un développement du transport combiné classique (conteneurs et caisses mobiles).
                                                                                                                                                   
        Il faut toujours avoir à l’esprit que 80% du potentiel de fret est entre les mains des transporteurs routiers et que ce sont eux qu’il convient de convaincre pour les inciter à une mutation vers l’intermodal. D’où la nécessité que les entreprises routières entrent au capital des lignes d’exploitation des autoroutes ferroviaires, ce qui n’est pas le cas de Lorry-Rail.

        Nous rappelons que les deux autoroutes ferroviaires éviteraient sur nos grands axes de transit : 30 trains aller et retour soit 60 circulations par axe X 40 semi-remorques par train X 365 jours X 2 axes = 1 752 000 camions semi-remorques par an sur nos deux axes de transit.


3. LA FNAUT ET LES GREVES

        Lors des récents conflits dans les transports, motivés par la réforme des régimes spéciaux de retraite, la FNAUT a reçu de nombreux appels d’usagers exaspérés : « nous refusons d’être des otages. Qu’attendez-vous pour protester ( contre le totalitarisme syndical… ? contre l’attitude antisociale du gouvernement… ?) et organiser une grande manifestation ? »

        Dans de telles circonstances, la FNAUT évite les déclarations sommaires et les gesticulations inutiles devant les médias, qui ne peut que nuire à sa réputation d’indépendance et de rigueur.

        Elle n’a aucune légitimité pour émettre un avis sur le dossier des retraites, qui n’a rien à voir avec la politique des transports, ou pour commenter l’attitude des syndicats, des directions des entreprises publiques et de l’Etat dans le déroulement des négociations, ou encore pour prendre des initiatives qui relèvent de mouvements politiques et non d’une association.

        Pour autant, elle ne se désintéresse pas du sort des usagers lourdement pénalisés par la grève, pendant la durée du conflit puis après coup par le manque à gagner des transporteurs ( 30 millions par jour dans le cas de la SNCF, qui ne pourront être affectés aux investissements ou à l’amélioration des services offerts ). Elle s’inquiète aussi, plus généralement, de l’impact des grèves sur le transport ferroviaire du fret, fragilisé une nouvelle fois, et sur l’économie de notre pays.
  
        Avant la grève, la FNAUT réclame une bonne information et une indemnisation des usagers mais, constatant avec modestie qu’elle dispose de bien peu de moyens d’intervention à « chaud », elle préfère travailler plus en amont.

        C’est ainsi que, sans aliéner son indépendance, elle a soutenu la charte du service prévisible initiée par Dominique Perben, puis la récente loi Bertrand sur la continuité du service public de transport. Cette loi, applicable depuis le 1er janvier 2008, ne fera pas de miracle mais devrait permettre, si du moins elle est appliquée correctement, de réduire le nombre de grèves et, en cas de grève maintenue, la gêne qui en découle pour les usagers. Par ailleurs, cela permet d’éviter le recours à la formule plus coercitive du service minimum, qui implique une véritable limitation de l’exercice du droit de grève.







                                                                      
 
                                                               
A
SSOCIATION D'USAGERS DES TRANSPORTS Lorraine


Membre de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports

                                

                                     INFONET     N° 2 / 2008
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      
                                                                                                                                                                                                                                           
             

1. QU’EST-CE-QUE LE RER ?

        INFONET précise aujourd’hui ce qu’est un RER. Dans ses prochaines éditions, il le déclinera sur les deux projets axés sur les étoiles ferroviaires de Nancy et de Metz et pouvant s'articuler entre eux à Pagny sur Moselle ou Pont-à-Mouson.

        Objectifs du RER :
- s’intégrer aux PDU messin et nancéien en constituant des axes lourds, type métro ou RER desservant plus finement les agglomérations messine et nancéienne et valorisant les étoiles ferroviaires de ces deux agglomérations ;
- assurer une desserte fine et renforcée des aires géographiques délimitées par Pont-à-Mousson, Lunéville, Pont-Saint-Vincent et Toul pour l’une et Conflans-Jarny, Hagondange, Rémilly et Pont-à-Mousson pour l’autre ;
- renforcer l’intermodalité : train + car + autobus urbains + modes doux (marche, vélo) + voitures (parkings relais ou près des gares) ;
- mobiliser et  coordonner les Autorités Organisatrices de Transport aux niveaux Région , départements et agglomérations.

        Principes de base :
- utiliser et renforcer en priorité les axes et dessertes existants ;
- étendre la desserte à de nouvelles zones habitées ou appelées à l’être par création de points d'arrêt (pratiquement aucun point d'arrêt nouveau depuis l'après-guerre alors que tout le tissu social, industriel, tertiaire et les populations ont évolué fortement) ;
- planifier les déplacements domicile / travail / études et occasionnels
   * en rapprochant les arrêts de transports en commun du citoyen usager de façon à  :
   * privilégier les modes doux et rendre l’usage de la voiture individuelle le plus court possible
   * réduire au maximum le  premier segment du trajet domicile-gare d’où la création de parkings près des arrêts ( parcs à voitures et vélos).

        Concept :
- Rappel : les relations intervilles semi-directes sont du domaine du TER (Métrolor) et gérées par le Conseil régional ; les relations TER omnibus existantes correspondent déjà à des missions RER dans les aires géographiques de Metz et de Nancy ;
- De nouvelles missions RER (omnibus) sont intercalées (desserte fine)
- Ces relations pour certaines sont diamétrales et assurent la continuité des branches des étoiles, sans changement de train , à Nancy pour l'un et Metz pour l'autre ;
- Des points d’arrêt nouveaux sont créés évitant des transbordements nouveaux vers d’autres transports en commun ;
- L'intermodalité est mise en œuvre en complémentarité, par rabattements synchronisés sur les gares, et non pas en concurrence sur des axes parallèles ; des arrêts de bus ( ou terminus ) sont repositionnés près des gares ;
- Ces transports urbains extra- et intra communaux sont adaptés en capacités : bus > minibus > taxis collectifs.... 
 
2. PROPOSITIONS POUR LE FRET

        La croissance du transport des marchandises suscite une inquiétude de plus en plus perceptible au sein de la population, car elle profite essentiellement à la route, avec des conséquences inacceptables pour l'environnement et la société. Freiner cette croissance est  un impératif vital. Il ne suffit pas que le rail se développe, il faut qu'il arrive à stabiliser puis faire régresser le trafic routier.

        La FNAUT a organisé une conférence de presse à Paris, dans ses locaux, le 11 janvier 2008,  au cours de laquelle, elle a formulé des propositions pour revitaliser le fret ferroviaire. INFONET en reprend ci-dessous les grandes lignes et s'attardera dans les prochains INFONET sur certaines d'entre elles :
- Internaliser les coûts externes provoqués par chaque mode de transport ; ce préalable est indispensable et peut donner lieu à des compensations dans le cadre de l'intérêt général tant qu'il n'est pas devenu une réalité,
- Exercer des opérations d'influençage auprès de la commission Européenne ; c'est le corollaire du préalable,
- Lutter contre le " 44 tonnes " et les " gigaliners " constitue un véritable enjeu,
- Adopter un Plan Rail 2025 après un grand débat national qui doit inclure la politique des transports et la consistance des infrastructures en fonction de la politique retenue,
- Remettre le fret ferroviaire à l'endroit en partant des besoins des clients et non pas des contraintes de l'entreprise
        *confirmer un opérateur ferroviaire grande distance, industriel entre les grands centres d'échange,
        *s'engager résolument dans la mise en œuvre des opérateurs de proximité,
        *viser la taille européenne par des fusions ou des alliances ;

 - Avoir une nouvelle vision du transport combiné qui repose en ne les opposant pas sur :
        *un développement du transport combiné classique s'appuyant sur des voies de progrès,
        *une refondation à base d'autoroutes ferroviaires.

-  Les objectifs du Grenelle  de l'Environnement sont rappelés :
        *Augmenter de 25% de la part de marché du fret ferroviaire d'ici 2012,
        *Amener le fret non routier de 14% aujourd'hui à 25% en 15 ans,
        *Réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports d'ici à 2020 (pour les ramener au niveau de 1990),
        *Créer une éco-redevance kilométrique pour les poids lourds sur le réseau routier national non concédé.
-  Après le Grenelle de l’Environnement français, avant un Grenelle de l’Environnement mondial, la FNAUT propose au président Sarkozy un Grenelle de l’Environnement européen mettant à profit la présidence française de l’Union au 1er juillet 2008. 

3. SURTAXER LE TGV, UNE FAUSSE BONNE IDEE

        L'AUT-FNAUT Lorraine réagit au projet de taxation du billet de TGV avancé par le ministère des Finances. L'Inspection Générale des Finances suggère en effet de taxer ces billets de 5% pour soutenir les services déficitaires de type Corail à partir de 2010, année d'ouverture du transport ferroviaire de voyageurs à la concurrence.
        Ce principe de péréquation serait légitime, et il fournirait un bon outil d'aménagement du territoire si le rail était le seul mode de transport à longue distance. Mais il est soumis à la concurrence de l'avion et de l'automobile : renchérir le prix du billet TGV, déjà considéré comme trop élevé par de nombreux voyageurs, ne ferait qu'inciter le public à utiliser davantage l'avion ou la voiture.

        Manifestement, les experts du ministère des Finances n'ont pas intégré les exigences du développement durable. Comme la FNAUT le demande depuis longtemps et l'a encore préconisé dans l'atelier Transport du Grenelle de l'Environnement, la bonne formule, intermodale, consiste à taxer les péages autoroutiers et les billets d'avion sur les lignes intérieures, et à affecter le produit de cette taxe a un rail " intermédiaire " entre TGV et TER. On pourrait alors moderniser les infrastructures des lignes classiques, radiales et transversales, et y développer l'offre. Les services TGV et TER ne couvrent pas tous les besoins et, dès que la SNCF améliore les services Corail, leur fréquentation augmente de façon significative : on l'a vérifié récemment sur Paris-Granville.



















































































                                                                           

Note aux lecteurs de cette rubrique : la réorganisation du site fait que les n° d'Infonet parus depuis le début de l'année 2008 ( n° 1 à 8 ) peuvent être republiés et envoyés aux abonnés à la newsletter



 ASSOCIATION D’USAGERS DES TRANSPORTS LORRAINE
 

Membre de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports 

                                                                                                           INFONET                  N°   1 / 2008



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1. INFONET AUT-FNAUT LORRAINE SE PRESENTE

        INFONET est une lettre d’information de l’AUT-FNAUT LORRAINE destinée aux élus des collectivités locales, diffusée uniquement via le Net. Elle a pour objectif de mettre en lumière des préoccupations, des propositions ou des observations de notre association concernant sa raison d’être :
- un développement des transports collectifs,
- une amélioration des conditions de déplacement dans ces transports,
- une répartition, une complémentarité et une coordination efficaces entre les différents modes de transport, respectueuses du cadre de vie quotidien et de l’environnement et contribuant à un développement harmonieux de notre Région.
        Brièveté, concision et cordialité mais aussi franc-parler seront sa signature.


2. RER, TER, TER TGVPlaidoyer pour des  voix et des voies raisonnables

        L’AUT-FNAUT Lorraine est attentive par essence à tout ce qui touche aux problèmes de transports. Elle a observé parfois quelques cacophonies verbales et autres passes d’armes intervenant  dans les instances politiques et de décision. Etait en cause le thème de l’aménagement du réseau de transports lorrain, ferroviaire en l’occurrence.
        Ces voix discordantes sur un thème aussi transversal, politiquement, que l’aménagement des déplacements et l’avenir du réseau TER ( ou RER ) lorrain ( spécialement ici entre Metz et Nancy ) sont l’indice que les intérêts des usagers et la recherche d’une mobilité durable ne sont pas vraiment au centre des préoccupations des responsables.
        Prenons un exemple évoqué en période électorale
        L’actualité, encore moins l’urgence, ne nécessitaient de préconiser une nouvelle ligne ferroviaire rapide reliant Metz et Nancy ( quel que soit d’ailleurs son tracé ! )
On reconnaît bien là ces projets, à long terme, suggérés par certains pour mieux détourner l’attention des problèmes et nécessités du moment.
        Quelles voies raisonnables l’ AUT -  FNAUT préconise t-elle en l’occurrence ?
Il s’agit d’aménager et développer le réseau en optimisant les infrastructures existantes ( ou à réhabiliter ) tout en favorisant le report modal, de la voiture vers le train, des populations, là où elles habitent, travaillent, étudient…donc dans les villes, leur périphérie et tout au long du sillon mosellan et lorrain.
        Nous établissons les hiérarchies suivantes en matière d’aménagements à venir :

A court terme ( 2011 )
        Réalisation de Vandières TGV, gare intelligente il y a 12 ans et qui évidemment le demeure. Elle permet la correspondance, quai à quai avec un seul changement, entre le TGV  ( province-province et province-Europe ) et les TER ( existant actuellement ) en provenance de pratiquement toutes les gares de Lorraine.
        Développement d’un réseau RER, existant déjà partiellement, autour de Nancy ( et Metz ) permettant des dessertes fines intra et péri urbaines par création de nouveaux points d’arrêts et fréquences accrues.

A moyen terme ( 2015 / 2020 ) :
        Compte tenu de la saturation progressive de l’axe Nancy – Metz, réalisation d’une troisième voie sur la ligne actuelle, avec en priorité 3000m entre Nancy et Maxéville supprimant le goulot d’étranglement de l’entrée nord de Nancy.
 
A long terme, à l’horizon 2030 – 2040 – 2050 ?
        Sans rien renier de la nécessité de  créer une métropole Nancy-Metz  si une conurbation Nancy – Metz  s’est développée, une  ligne nouvelle reliant les deux  capitales lorraines ( voire Luxembourg, )  pourrait être envisagée qui serait du domaine du TER GV. (TER Grande Vitesse).

3. LE TER

Nous reconnaissons quatre créneaux de pertinence au TER :
- un segment RER périurbain pour Metz et Nancy, c’est-à-dire le développement d’un RER nancéien et d’un RER messin autour des étoiles ferroviaires correspondantes (voir point 2). Objectif : sa mise en œuvre effective ;
- un segment TER interurbain performant, sur les grands axes, par exemple Metz-Forbach, Metz-Sarreguemines, Nancy-Epinal, Nancy-Saint-Dié… Objectif : ses qualités : ponctualité, confort, fréquence.
- un segment TER adapté sur les axes à potentiel moindre. Objectif : fréquence améliorée.
- un segment TER interrégional. Objectif : son existence (visions d’aménagement du territoire) grâce à des ententes encore renforcées et étendues à 3 régions si besoins.
Nous aborderons un premier exemple sur Nancy-Paris ; le TGV Est est un formidable pas en avant pour la Lorraine ; mais il est la cause de certains dommages collatéraux. C’est pourquoi nous préconisons des alternatives au TGV, sans frais supplémentaires, en mettant bout à bout des TER avec une seule correspondance courte ou en fusionnant 2 TER en un seul. Il en va des liaisons des villes moyennes intermédiaires avec Paris et du cabotage entre elles.
Proposition par exemple dans le sens Nancy-Paris:
- train de 7h01, 9h04 à Epernay, assurer une suite départ vers 9h15 sur Paris ;
- train de 10h02, 11h08 à Bar le Duc, correspondance à 11h32, réduire cette correspondance à 15 minutes ou mieux assurer la relation avec le même matériel ;
- train de 13h30, 15h35 à Epernay sans suite, le train pour Paris part à 14h40, retarder le train au départ d’Epernay ;
- train de 18h01, 20h13 à Epernay, correspondance à 20h37, réduire cette correspondance à 15 minutes ou mieux assurer cette relation avec le même matériel.
      Ainsi la relation serait cabotée 4 fois par jour dans des conditions acceptables réparties dans la journée.

4. ORIENTATIONS DU GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT

        L’AUT-FNAUT Lorraine considère qu’un changement radical de stratégie avec une priorité absolue au rail et aux voies navigables ainsi qu’une révolution écologique sont nécessaires. C’est tout le sens des décisions du Grenelle de l’Environnement. Ce ne sera plus aux solutions économiques de prouver leur intérêt, ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’est pas possible de faire autrement. Ces décisions constituent aux yeux de notre association non pas une idéologie mais une ardente obligation. Elle sera vigilante sur la réalisation et le suivi des objectifs du Grenelle.
        C’est ainsi qu’elle dénonce dès à présent, malgré le gel annoncé, lors du Grenelle, de toute structure aéroportuaire nouvelle, le maintien du projet d’aéroport du Grand-Ouest, prévu  sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, à 25 km de Nantes. A l’ère où tout le monde se met à parler de développement durable , serait-on prêt à inventer le concept d’aéroport jetable?
        L’AUT – FNAUT exercera la même vigilance vis-à-vis des projets autoroutiers.






 
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